Resté toute sa vie attaché à la Basilicate

C’est un écrivain originaire du Nord, le piémontais Carlo Levi, qui a remis sur la carte cette éternelle oubliée de l’unité italienne qu’était la Basilicate. Et, au-delà de la province, l’ensemble du Mezzogiorno, resté à l’écart du développement économique transalpin.

Médecin et peintre turinois, Carlo Levi (1902-1975) s’est retrouvé assigné à résidence sous le fascisme à Aliano, un petit bourg du centre de la Basilicate. Une expérience qu’il raconte dans Le Christ s’est arrêté à Eboli, l’un des plus grands romans italiens du 20e siècle adapté au cinéma par Francesco Rosi (1979). Il y décrit avec une grande humanité la vie des pauvres paysans lucaniens se sentant oubliés par le Christ, qui se serait « arrêté à Eboli », dans la Campanie voisine.

Les terribles pages consacrées à la misère des habitants des sassi de Matera, comparés à l’Enfer de Dante, font l’effet d’une bombe. L’Italie tout entière prend alors conscience de l’extrême pauvreté du Sud.

Resté toute sa vie attaché à la Basilicate, Carlo Levi a consacré par la suite plusieurs peintures aux paysans et aux habitants des sassi, dont une fresque de 18 m que l’on peut voir au Palazzo Lanfranchi de Matera.

Carlo Levi, un grand homme en Basilicate
Fonte: Routard.com

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