Sa résurrection, elle la doit en partie au septième art et à la littérature

Le cinéma a depuis cinquante ans dévoilé, au compte-gouttes, la beauté de cette région italienne oubliée. A visiter sans trop tarder.

C’est un peu l’histoire d’une résurrection : coincée au nord par les Pouilles, à l’ouest par la Campanie et au sud par la Calabre, la Basilicate ne retenait l’attention de personne, région pauvre et oubliée des pouvoirs publics italiens, du reste du pays et des touristes… Stigmatisée pourrait-on même dire, comme symbole de la pauvreté et de la misère de la Péninsule. Pourtant, cette région, qui se mérite plutôt qu’elle ne s’offre comme ses voisines plus cabotines, regorge de richesses insoupçonnées.

Sa résurrection, elle la doit en partie au septième art et à la littérature. Pier Paolo Pasolini la choisira, et plus particulièrement la ville de Matera, pour y tourner en 1964, L’Evangile selon Saint-Matthieu. Quarante ans plus tard, Mel Gibson y réalisera son décrié Passion du Christ.

En 2006, le village de Craco servit de cadre pour La Nativité (2006), l’histoire d’amour entre Joseph et Marie, avant que Rocco Papaleo n’y signe le très beau road-movie, Basilicata Coast to Coast (2010). Ce film raconte l’histoire de quatre amis musiciens qui, lassés de n’avoir aucun succès, décident de se rendre au festival de Scanzano Jonico en traversant à pied la Basilicate, partant de la mer Tyrrhénienne pour arriver à la mer Ionienne.

Basilicate, la belle inconnue du sud de l’Italie
Fonte: Le Monde

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