Il y a décidément quelque chose dans l’air

Certes, la Basilicate (baptisée Lucanie sous le fascisme) ne se résume pas au fief de Coppola. A la première occasion, il faut gagner Matera, la fascinante ville-troglodyte où Pasolini a tourné son magnifique « Evangile selon saint Matthieu », à moins de 40 kilomètres de Bernalda. Le choc est garanti. Chef-lieu de la région, la cité juchée sur ses rochers, avec ses imposants « Sassi » (rochers), ses grottes creusées dans le tuf et ses églises baroques et rupestres, a été classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1993. Plus touristique que son « obscure » voisine, la ville a été récemment élue Capitale européenne de la culture pour 2019. Sur le chemin, on ne manquera pas la Crypte du péché originel, la chapelle Sixtine de l’art rupestre.

Les plus curieux feront aussi le détour par Craco, la ville fantôme, abandonnée en 1963 après un glissement de terrain, qui reste juchée sur son piton rocheux comme un mystère défiant l’éternité. Devenu un lieu de pèlerinage pour les cinéastes et les photographes du monde entier, Craco a servi de décor au « Christ s’est arrêté à Eboli » de Francesco Rosi et aussi à « La Passion du Christ » de Mel Gibson. Il y a décidément quelque chose dans l’air de la Basilicate qui fait vibrer les chasseurs d’images

Les Echos – Sur les terres de Coppola

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